samedi 2 octobre 2010

Mui Né et Dalat, deux coins de paradis!


Après quelques jours à visiter la ville de Saigon et faire le tour de l’histoire de la guerre du Vietnam, nous partons pour une petite ville côtière, Mui Né. À cet endroit, nous profiterons de la mer et du bel hôtel que nous avons repéré, grâce aux services de l’agence de voyage. Et puisque nous sommes de retour à la civilisation, nous reprenons nos bonnes habitudes de booker nos hôtels avant de partir! Très bonne idée. Puisque le weekend arrive et que les hôtels (resorts) de cette région se remplissent très rapidement durant les congés des locaux.

Départ à 7h15 de notre hôtel. Ouch! Nous bénéficions du transport gratuit pour la gare d’autobus offert par la compagnie de transport. Et surprise! Un ‘’sleeper bus’’ pour faire une route d’environ quatre heures! À bord de ce bus, nous sommes six étrangers et trois locaux. Pas très payant pour eux. On aura le luxe de continuer notre nuit écourtée par ce lever tôt!

Au bout d’une route qui longe la côte, avec des panoramas splendides, nous arrivons à destination. Phan Thiet, ville de plus d’envergure, et à vingt km plus loin, Mui Né. Ici, les hôtels/resorts ne manquent pas. Tous de plus en plus gros. La vue de la mer est superbe et le sable fin des plages rend ce coin de pays paradisiaque!

C’est au Tien Dat Resort que nous passerons les prochains jours. Bel endroit, plutôt calme. En arrivant à l’hôtel, on se rend à notre chambre qui est super! Pour 42$ US par nuit, nous avons une grande chambre, face à la piscine, à proximité de tous les services, beau balcon pour relaxer en soirée et déjeuner inclus! En après-midi, on se paie le gros luxe d’une bouffe au bord de la mer, fruits de mer trop cuits et trop d’ail pour me faire regretter mon choix! Puisque nous sommes ici pour relaxer, rapidement, nous reprenons le chemin de notre chambre, on enfile le maillot de bain et hop! À la piscine! La mer est bien belle, mais l’accès à la piscine, à la chambre, au mini bar, est plus simple de là!

Journée numéro deux de nos vacances, le temps est gris… Encore, nous en profitons pour relaxer près de la piscine, un peu sur la plage et gargote familiale pour le diner. De bons rouleaux de printemps sur le bord de la mer, je profite au maximum de la vue qui m’est offert.

Troisième journée : la découverte des alentours et des attractions! C’est à bord d’un Jeep que nous quittons en début d’après-midi pour aller découvrir une rigole et marcher à travers les dunes de sable blanc et rouge qui l’encadrent. À notre arrivée à cet ‘’rivière’’, nous sommes accueillis par des enfants, ados, qui nous montrent le chemin à travers la rivière. Belle balade d’environ 45 minutes. On (David) fait de belles photos, pendant que les deux jeunes qui ont décidé de nous suivre me font la jasette. Et bien sûr, au bout de la randonnée, les deux jeunes nous demandent de l’argent pour leurs ‘’services’’! Malheureusement, c’est un non qu’ils auront. Et cette fois, nous sommes tenaces. C’est alors que nous avons droit à une poignée d’insultes du genre : Canada is bad! Fu.. You Canada, You are realy bad… et ainsi de suite… Vraiment, ces deux jeunes m’impressionnent avec leur bon parler anglais! Ils se débrouillent très bien pour se faire comprendre. N’en faisons pas de cas, et continuons notre route, le chauffeur nous attend!

Deuxième arrêt, le village des pêcheurs. Nous sommes en fin de journée pour ces ouvriers de la mer, donc nous avons le plaisir de les voir arrivé à la plage. La vue est magnifique, tous les bateaux et les petites chaloupes rondes sur l’eau, voir les pêcheurs s’entraider à la fin de la journée, super! Mais l’odeur est intense!!! Ça sent le poisson séché à plein nez! Et nul besoin de vous rappelez qu’il fait très chaud… 10 minutes nous suffisent pour cette attraction, passons maintenant à la principale, la raison d’être de cette activité, les dunes de sable blanc.

C’est au bout d’une route en construction (ou démolition, je ne peux confirmer lequel) que nous arrivons à un site assez particulier. Tout près de la mer, au milieu d’une belle flore épanouie, des dunes de sable blanc se retrouvent sur des km de long. Nous sommes dans un ‘’désert intérieur’’! Il fait un million de degrés, le soleil est intense comme dans le désert. Encore une fois, c’est magnifique. Quelques photos, on regarde les gens descendre les dunes en ‘’crazy carpet’’ et on reprend notre route. C’est bien beau le désert, mais une fois qu’on a vu les dunes, qu’on a marché pieds nus sur les dunes, qu’on a fait quelques photos des dunes, il n’y a rien à voir! De plus, il nous reste encore un autre arrêt pour cette journée, les dunes de sable rouge. À quelques km sur le chemin du retour, on arrive au ‘’Sun Set’’. Il y a une foule monstre sur ces dunes! Impossible de trouver un coin où personne ne s’y trouve pour faire une photo. Ici, en plus, ce sont des enfants de 5 ou 7 ans qui nous vendent les tours de tapis fou… Comme l’a si bien dit David, se sont eux qui devraient être sur ces tapis et avoir du plaisir à dévaler les dunes… Mais bon, nous ne sommes pas là pour les juger…

Demain, nous partons pour Dalat, dans les montagnes, où l’air est frais et où l’on ressent vraiment l’influence française à ce que nous savons.

À notre départ, c’est un peu surprit que nous voyons arrivé notre bus pour cette route. Une fenêtre cassée, les bagages empilés à travers les passagers, très peu, voir aucun, espace pour nos grandes jambes d’occidentaux! On nous indique de se rendre jusqu’au fond, sur les derniers sièges. Surement les moins confortables de tous.

La route nous mène à travers quelques villages que nous avons aperçus hier lors de notre sortie en Jeep. Plusieurs arrêts pour embarquer quelques boîtes de Dragon Fruits, d’autres passagers et un arrêt prolongé, où le chauffeur et l’assistant sortent pour casser la croûte. Ils sont là, assis à leur table basse, se bourre la face, sans en avoir dit mot à personne. Nous sommes tous assis dans l’autobus, nous attendons. Au bout de quelques minutes, une dame descend et va s’informer au chauffeur, qui a pratiquement fini de diner, de la suite des évènements. Il lui dit que c’était l’unique arrêt de la route, alors pour ceux et celles qui désiraient une pause toilette ou bouffe, trop tard! On est déjà prêt à repartir!

Et là, ça commence… Une route de guerre, qui a fait la guerre, qui est encore au temps de la guerre! La PIRE route de la VIE! Je vous jure! HORRIBLE! Des trous, des cratères, des failles, des canyons (j’exagère un peu) mais la route est pratiquement impraticable! Chez nous, on aurait condamné cette route. Je comprends maintenant l’état du bus. Les trous sont tellement profonds que l’autobus balance de gauche à droite, on a de la difficulté à demeurer assis sur nos sièges, les boîtes de fruits se balancent et se renversent à l’avant. Et l’assistant, le ventre bien plein, dort à l’arrière du convoie. Au bout d’une quarantaine de km de route dévasté, qui aura pris environ 3 heures à traverser, nous arrivons à une petite ville. On s’y arrête pour se dégourdir et faire embarquer quatre jeunes filles qui se rendent au pensionnat pour la semaine. Les seules places encore disponibles sont à l’arrière, avec nous, mais toujours sans espace pour les jambes. De plus, l’une d’entre elles se prend pour la DJ du bus, elle nous fait jouer ses meilleurs succès téléchargés sur son téléphone. À quelques reprises, David tente de lui faire comprendre que sa musique n’est absolument pas nécessaire, mais elle ne semble pas vouloir comprendre. Je tente une approche en anglais, elle a toujours son air de ‘’je comprends pas…’’ C’est alors que nous nous mettons à chanter les paroles de sa musique, en vietnamien, notre vietnamien québécois, c'est-à-dire mettre des sons côte à côte et remplir avec des ‘’frin de lin’’. Elles rigolent de notre attitude, mais ne comprennent toujours pas qu’elles dérangent avec leur musique. C’est alors que nous abdiquons…

Au bout d’une route sinueuse à flanc de montagne d’environ deux heures, à découvrir une vue splendide, nous arrivons à Dalat. Une ville dans les montagnes, il fait super beau, c’est le début de soirée, on est super bien pour marcher, même avec nos sacs à dos. Nous avions réservé un hôtel sur internet, en se basant sur les commentaires de Trip Advisor. En chemin vers celui-ci, nous décidons de visiter d’autres établissements avant de nous rendre à notre hôtel, pour nous permettre de comparer la qualité et le prix des différents endroits. Finalement, nous choisissons un autre endroit que celui de la réservation, où pour 15$ la nuit, nous avons un balcon au cinquième étage, deux grands lits. Wifi, frigo et tout le confort nécessaire! Super aubaine!

Première soirée, nous sommes samedi soir. Entre 19h00 et 22h00, aucune circulation en voiture dans les rues de la ville. Tout le monde est dans la rue! La place du marché est bondée, il y a une atmosphère de fête. Nous faisons quelques achats de routine, je me paie le luxe d’une demi-bouteille de vin de Dalat! Pas si mal, pour 1.50$ ! En soirée, j’ai aussi la chance de faire une jasette vidéo avec ma sœur et sa famille. Une grosse heure à jaser, ça fait du bien!

Il n’y a pas une tonne d’activité à faire à Dalat, mais parmi elles, il y a la visite du Musée de la broderie. Le guide routard le recommande fortement, je suis curieuse de voir, David rit un peu de moi, mais j’arrive à le trainer jusque là. Et Wow! Impressionnant! Il y des pièces brodées qui font au moins deux mètres de haut, le travail est finement réalisé, c’est incroyable. Le musée aussi est très agréable à parcourir, à travers un village reconstitué, on se croirait dans un ancien village vietnamien. Jardins et plantes, rivière, petits cafés et musique, endroit paisible.

De retour à l’hôtel, il pleut. On enfile nos manteaux de pluie et partons marcher jusqu’à la Cathédrale, suivit du Café de la Poste. Un resto chic qui propose une carte française. On s’y installe, avec notre allure de routard. Mais personne ne juge notre accoutrement, nous sommes deux des huit clients qui se trouvent dans ce resto à une capacité d’au moins cent places. Au menu ce soir, crème de carottes, bœuf bourguignon, petits pains chauds, et brownies en désert. Nul besoin d’en rajouter, on se bourre la pense de tout ces bons plats, avant de rentrer à la maison, toujours sous la pluie, mais cette fois en taxi!

En ce dimanche soir, sans savoir pourquoi, il y a de centaines de gens dans les rues. Des dragons de papiers suivis de joueurs de tambours sillonnent les rues de la petite ville. Les centaines de personnes qui suivent les cortèges ont en main une chandelle, parfois dans une lanterne artisanale, parfois aux allures de torches. Cette parade défile là, en bas de notre hôtel. Nous sommes vraiment en Asie. Tellement en Asie, que lorsque j’essaie d’avoir des explications sur ce qui se passe, de quelle nature est ce festival, personne ne peut me répondre… Anglais insuffisant de leur part, vietnamien insuffisant de ma part...

Au lever, nous décidons d’aller ratifier les rues de la ville à pied, jusqu’à l’hôtel loufoque, toujours en construction depuis 1997, le Crazy House. Visite des lieux, avec en introduction l’histoire de la propriétaire, une architecte un peu sautée! Ils estiment que la construction sera terminer d’ici 2015, le guide routard nous indiquait 2010.

Cet endroit insolite, imaginé par son auteure tout aussi insolite, reflète bien le côté imaginaire déjà dépasser de celle-ci. Et pourtant, les éloges sur cette œuvre sont nombreuses. Ils disent même qu’elle à au moins cinquante ans d’avance sur son pays! Oufff… L’hôtel n’est pas encore terminer que ça sent déjà la moisissure, les salles de bain sont désuètes, les lits remplis de fourmis. Si je reviens un jour à Dalat, je serai curieuse de voir où en seront rendus les travaux, mais une chose est sure, je ne séjournerai pas à cet endroit! Mais tout ça n’est que l’extravagance de l’architecte, qui n’a pas besoin de faire autre chose dans la vie.

Demain, nous reprenons la route, cette fois de l’autre côté des montagnes qui nous ont mené ici. Direction : Nha Trang. Plages de sable fin, eau turquoise, beaux hôtels, voici ce qui nous attend au bout de cette route qui nous prendra au moins cinq heures! Bonne route!

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