samedi 25 septembre 2010

Ho Chi Minh Ville ou Saigon pour les intimes...


Nous sommes arrivé à Ho Chi Minh City en fin d’après-midi, et tout de suite, nous sommes sous le charme. Des édifices modernes, les édifices coloniales du temps des français, des marchés publics, de grands hôtels, un millier de scooters, le tout mélangé dans des rues qui n’ont pas de sens. Nous avions repéré un hôtel sur le web, bon rapport qualité-prix. Nous nous y rendons en taxi, et puisque ça fait une éternité que nous avons utilisé ce moyen de transport, j’en oublie même de laisser un pourboire au chauffeur! Mais vitement, il me rappel ma mauvaise conduite! C’est alors qu’il se sert lui-même dans mes billets! Bon, nous sommes de retour à la civilisation, j’avais presque oublié!!!


Le Linh Hotel sera notre demeure pour les prochains jours. Après quelques minutes de négociation, nous obtenons une belle grande chambre, grand balcon à l’avant, deux grands lits, Wifi dans la chambre, pour seulement $40 US, déjeuner inclus. Presqu’une aubaine dans une si grosse ville! En soirée, on marche dans les rues avoisinantes, un peu de repérage pour trouver quelques adresses utiles, quelques achats de fruits, jus, eau et houblons! Sur le chemin du retour, on trouve un wineshop, une épicerie fine, où on trouve de bons fromages et charcuteries. C’est aujourd’hui l’anniversaire de voyage de David, il y a un an, il débutait son périple de voyage découverte. Pour fêter ça, on se bourre la fraise dans le pâté de campagne, jambon forêt noir, Gorgonzola et brie triple crème! Vivement l’influence française qui se fait sentir dans cette ville! Demain débute la découverte...




Première journée de visite, nous marchons à travers la ville. L’avenue Nguyen Hué, au passage nous voyons l’hôtel Rex, siège des officiers de l’armée américaine durant la guerre du Vietnam. Au bout de cette avenue, l’Hôtel de ville et son architecture controversée. On se rend jusqu’au Musée de Ho Chi Minh-Ville, qui se dit consacré à la ville. Sur le site, très beau et bien entretenu, des couples de mariés se font prendre en photo par cette magnifique journée. À l’intérieur, nous débutons la visite de cet ancien Palais du gouverneur de la Cochinchine, qui ensuite devint la résidence temporaire du président Diem, en 1962-1963, par les salles dédiées à la vie d’avant guerre, les différents arrondissements, la vie rurale, les fortifications et autres. Ensuite, des salles sont dédiées à la guerre contre les américains. Une autre salle présente toutes les monnaies utilisé jusqu’à maintenant. Au sous-sol, des couloirs ‘’secrets’’ avec salon et chambre à coucher pour le président. Malheureusement, l’arrière de la bâtisse et l’intérieur des différentes salles ne sont pas très bien entretenus. Nous prenons le temps de s’instruire un peu avant de reprendre notre marche et remonté vers notre hôtel.

Après une bonne pause dans un café à déguster un caramel macchiato glacé, c’est à la Cathédrale Notre-Dame que nous faisons notre deuxième arrêt.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Saigon





Visite rapide des lieux, l’accès étant très limitée. Je prends quand même le temps de m’y arrêter silencieusement, de lire les nombreux messages de remerciements sur les murs. J’ai une pensée pour les gens que j’aime, ma famille, mes amis, mes grands-mères… D’un côté de la cathédrale, un monument de Saint-Antoine, de l’autre, Sainte-Marie. Malheureusement, pas tous les visiteurs ont le même respect des lieux, donc nous quittons assez rapidement quand la place se remplie de visiteurs chinois.






De l’autre côté de la rue, la Poste Centrale, construite en 1886 par Gustave Eiffel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Poste_centrale_de_Sa%C3%AFgon


C’est encore aujourd’hui le bureau de poste principal de la ville, agrémenté de kiosques de souvenirs, des boîtes téléphoniques et des guichets automatiques de plusieurs banques d’Asie. L’endroit est grouillant de monde, principalement des touristes qui photographient les lieux. Nous ne faisons pas exception, pendant que mon photographe perso se charge de capturer les images, je fais le tour des boutiques en touchant à tout! Mais puisque la capacité à ramener des souvenirs est restreinte, aucun achat! Avant de retourner à l’hôtel, un arrêt au PFK… Encore du gras pour ajouter à ce qu’on a déjà mangé hier…

Deuxième journée de visite, le Palais de la Réunification.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_l%27ind%C3%A9pendance


Visite assez intéressante qui porte principalement sur l’histoire de la guerre contre les américains (j’ai l’impression de l’avoir déjà écrit ce bout là!). Grand palais, plein de salles de réceptions et des salons de réunions, encore décoré au goût des années ’70. La partie la plus intéressante est le sous-sol, encore des tunnels et des salles de communications du temps de la guerre. Une grande salle nous présente plusieurs articles de journaux de l’époque, des photos de guerre célèbres et même quelques photos du concours Miss Univers qui s’est tenu au Vietnam à la fin des années ’90. En terminant, dans une salle où nous sommes seuls, un vidéo d’environ 40 minutes en français, nous raconte l’histoire de ce palais et de la guerre contre les méchants américains.


Après la visite du palais, pour continuer dans le même thème, nous allons visiter le musée de la guerre, situé non loin de là. On pourrait aussi le nommer le musée des horreurs de la guerre. Sur place, on peut voir à l’extérieur, des tanks américains, des avions américaines, hélicoptères américains, bombes et obus américains. À l’intérieur, les ravages causés par les méchants américains… à l’entrée, un groupe de jeunes joue de la musique, ils sont tous des victimes de la guerre, principalement victimes de l’agent orange. Fœtus dans le formol, photographies de différentes victimes sur le terrain. Encore une fois, le guide routard nous avait prévenus des images chocs et des textes sans pitié qui constituent ce musée. Une fois la visite terminée, c’est en silence que nous reprenons la route pour notre hôtel, un peu sous le choc des atrocités que nous venons de voir.


Ce soir, j’ai le privilège de faire une très belle et longue jasette avec mon amie Sylvie sur Messenger. On a un million de chose à se raconter, après quatre mois à distance, un verre de vin pour moi et un café pour elle, on fait la mise-à-jour de nos vies! Merci mon amie! Ça fait du bien!

Demain, journée de congé relax, lavage, dodo en après-midi, écriture du blog et bouffe de jambon et fromages! Faut bien avoir un peu de repos parfois!

Pour conclure le chapitre de la guerre, nous irons visiter les tunnels de Cu Chi aujourd’hui. Puisque c’est à l’extérieur de la ville, nous y allons en visite organisé. Un minibus vient nous chercher à 7h40, nous ferons environs 2 heures de route pour se rendre au site. En chemin, surprise! Un stop au Handicap Handicraft et manufacture de cigarette. Encore une fois, ils font du sensationnalisme sur le dos des victimes de la guerre. Cette visite nous montre comment sont réalisées les nombreuses pièces artisanales que l’on retrouve dans les différentes boutiques de souvenirs. Des installations de fortune, des gens qui travaillent surement de trop longues heures dans des conditions pitoyables. Au bout de l’atelier de confection, une boutique vend les différentes œuvres, à des prix exorbitants. En voyant la manufacture, j’ai encore moins le goût d’encourager une entreprise comme celle-là. Désolé, mais plus jamais je ne verrai une petite boîte en bois laquée avec une gravure en éclats de coquille d’œuf de la même façon. Non merci, je n’encouragerai pas ça.

Arrivé à destination, c’est au bout d’un assez long tunnel que nous arrivons sur le site de Cu Chi.

http://en.wikipedia.org/wiki/C%E1%BB%A7_Chi_tunnels


La visite guidée vaut vraiment la peine, notre guide est bien sympathique. On peut y voir des nombreuses trappes ‘’Tiger Traps’’ qui étaient en réalité des pièges pour les américains, des entrées minuscules pour les tunnels, avec démonstrations en plus! Des cratères de B52, un champs de tir de AK47 et M16, où pour quelques dollars, vous pouvez en faire l’essaie (de très mauvais goût) la fabrication de feuilles de riz et bien sur, descendre et marcher dans les tunnels. Ceux-ci ont été faits par les vietnamiens, d’une grandeur et largeur vietnamienne… Vous voyez où je veux en venir… pas fait pour nous. Les tunnels sont ouvert au public sur une distance de 100 mètres, avec des sorties d’urgence ajoutées au 20 mètres. Nous y descendons à tour de rôle, marchons accroupis à travers ce tunnel en terre battue, sans éclairage. Au bout de quelques mètres, je sens monté en moi un inconfort déroutant, et c’est à quatre pattes, sur les genoux, sur la terre battue, à la vitesse d’un lièvre, que je trouve une sortie d’urgence au bout de 40 mètres. J’aurais aimé me voir ‘’courir’’!!! Une fois la sortie repérée, j’attends David, qui me suit quelques mètres plus loin, pour lui annoncé mon abandon de cette aventure. Il décide d’en faire autant, et vite nous trouvons la lumière au bout de ce tunnel! Dehors, j’ai tous mes membres qui tremblent, je reprends doucement mon souffle et nous allons retrouver le groupe, soixante mètres plus loin! Je suis bien heureuse de l’avoir expérimenté, malgré ma courte distance de quarante mètres, je peux au moins dire que je l’ai fait! Fin de la visite par un vidéo explicatif et des images de guerre du début ’70. Retour à la maison en milieu d’après-midi.


Pour ce qui est de la guerre du Vietnam, je savais qu’elle avait eu lieu, je savais qu’elle avait fait des ravages, je savais qu’elle avait brisé plusieurs vies, mais avant de partir, je ne la connaissais pas sous toutes ses coutures. Maintenant, après tous les musées, toutes les lectures que nous avons fait dans les derniers jours, j’en sais suffisamment.

Demain sera la journée de planification pour notre départ pour les plages du Vietnam. Nous partons pour Phan Thiet et les plages de Mui Ne à quelques heures de route de Saigon. Un peu de soleil et de repos pour nous remettre de l’activité de cette ville! On a bien droit à des vacances nous aussi!


vendredi 17 septembre 2010

Good Morning Vietnam!


C’est dans un minibus, sur une route de terre battue, à environ 1 heure de route de Kep que nous quittons le Cambodge pour entrer au Vietnam. Au poste frontalier, nous sommes sur nos gardes, on laisse tout le monde passé devant nous, on étudie le comportement des douaniers. L’assistant du chauffeur récolte nos passeports, je lui laisse le mien avec une grande résistance, mais tout le monde le fait, je ne le perdrai pas des yeux… Après quelques minutes d’attente, nous avons notre étampe pour sortir du pays! Maintenant, la douane vietnamienne…

Nous passons donc les derniers à un poste de vérification de santé. Un homme nous donne une feuille rouge, que l’on doit remplir avec des informations de routine, nom, destination, durée du voyage… et questions sur notre santé. Celui qui nous a donné la feuille nous suggère même de répondre ‘’Non’’ à toutes les questions posées. Pour finir, il nous demande tous 1$US. Je lui demande pourquoi, il ne veut pas me donner d’explication, je lui dis non. David s’approche et lui rend la même réponse, non. L’homme est offusqué, il se met à parler très fort. David, armé de son calme légendaire, lui propose de prendre sa photo, et surtout lui explique qu’il n’aura pas notre dollar! L’homme se met à crier, menace de casser la caméra, notre copilote arrive et nous explique gentiment que nous devons lui donner les dollars, pas de discussion. David lui explique qu’il n’aura pas son dollar… et quand finalement nous décidons de plier, il n’en veut plus! Au final, je lui donne 1$, que j’insiste pour enfiler dans son sac, et David lui fait un signe de la main et ne donne rien! Divisé en deux, ça ne fait pas cher le passage!!! On est vraiment rendu économe et surtout que la corruption des douaniers nous pue au nez.

Après de longues minutes d’attente, nous reprenons la route, jusqu’à Ha Tien. De là, nous déterminerons notre route à travers le Vietnam. À l’arrivée, le bus nous dépose au ‘’bureau de transport’’, nous avons même droit à de l’information gratuite! Hôtels et autres, la ville n’est pas très grande et tout est à distance de marche. Cette fois, il n’y a pas de tuk tuk pour nous faire faire le tour des établissements, mais pas grave, nous marcherons. Nous allons donc ratisser les nombreux hôtels de cette ville. Après quelques visites, nous revenons finalement à l’hôtel en face de notre point d’arrivé, le meilleur rapport qualité-prix!

Une fois installé, nous allons visiter les environs. Nous sommes dans une ville portuaire, dans le delta du Mékong, tout près de la mer, le Golfe de la Thaïlande. D’ici, nous pouvons choisir d’aller à Phu Quoc, île aux plages majestueuses, ou prendre la route des terres et monter lentement vers Saigon.

C’est au déjeuner que notre idée se précise, nous partirons pour Can Tho, à quelques heures de bus d’ici. Nous visiterons les plages du Vietnam plus tard en route.

Nous arrivons en début de soirée dans la métropole du delta du Mékong. Beaucoup de charme, plus de touristes, plusieurs hôtels. Routine oblige, on fait le tour de quelques établissements, trouvons le meilleur rapport qualité-prix, et partons pour une bonne bouffe western! En chemin, David a repéré un resto qui sert de la pizza… En fait, ils servent de tout dans ce resto! Et même à l’heure tardive qu’il est, tout sur le menu est disponible, menu qui doit compter au moins 20 pages! Retour à la maison à travers les coquerelles et les rats dans la rue, il y en a vraiment beaucoup une fois les lumières éteintes. Mais les deux espèces mentionnées ont peur des humains, pas de raison de s’affoler!



Nous partons à la découverte de la ville en début d’après-midi. Visite de petites rues à travers les habitants, des petits restos et cafés partout. Il fait un soleil de plomb. Aussi, visite du Musée de la ville, entrée gratuite et salle d’exposition permanente sur l’histoire des guerres de ce pays. En commençant par les méchants français envahisseurs, et vitement, on passe aux TRÈS méchants Américains… On peut aussi y voir des costumes traditionnels, quelques articles anciens, mais principalement, les méchants américains… Le guide Routard avait bien décrit ce musée, c’est-à-dire qu’il disait que nous aurions surement une vision différente de cette guerre à la sortie de ce musée. Et effectivement, il est fort intéressant d’apprendre l’histoire qui s’est tenu il n’y a pas si longtemps, qui a fait beaucoup de ravage, mais qui n’est pas vraiment connu par les gens de ma génération.











Troisième journée à Can Tho, nous allons en balade sur le Mékong. Nous irons voir le marché flottant et quelques îles. Il fait un soleil radieux, il est un peu tôt pour nos habitudes de visite (8h00 am). À bord de cette embarcation (longue chaloupe!) nous naviguons sur le fleuve, qui a toujours la même couleur depuis la Chine (brun). Mais cette fois, pas vraiment d’odeur. Près d’une heure après notre départ, nous y sommes. Le marché flottant. Il est composé de bateaux, assez gros, qui ont à bord des fruits et légumes à vendre. Pour identifier ce que chacun vend, une pôle hissée à la proue du bateau sert de présentoir. Sur cette pôle, on y accroche un spécimen de chaque item : une carotte, une citrouille, ananas, pomelo, patate, choux, etc… la liste est longue. À travers les gros bateaux vendeurs, se promènent les chaloupes de bois, principalement naviguées par des femmes, qui marchandent en grande quantité pour revendre dans les villages plus loin. C’est très intéressant de voir comment les coutumes demeurent ici. Depuis des siècles, c’est la façon de faire. Il ne cherche pas à facilité la chose, ne se servent pas beaucoup des routes et du transport réfrigéré, ne semblent pas vouloir changer les ‘’bonnes’’ veilles habitudes… j’en connais certains comme ça aussi chez nous… :)

En fin de journée, préparation pour le départ vers Ho Chi Minh Ville!!! Saigon! LA ville que je veux voir au Vietnam. Nous y serons en fin de journée demain, après encore quelques heures de bus!

samedi 11 septembre 2010

Sud Cambodge, Sihanoukville, Kampot et Kep

Notre séjour à Phnom Penh fut bref, mais très intéressant de par les visites que nous y avons fait. C’est en fin d’avant-midi que nous prenons l’autobus VIP pour nous rendre à Sihanoukville, port de mer et station balnéaire. Jusqu’à maintenant, tous ceux que nous avons rencontré nous en ont parlé négativement. Il pleut tous les jours, pendant plusieurs jours, les plages sont malpropres, pas beaucoup de belles guesthouses, beaucoup de mendiants, etc. Mais puisque nous sommes au Cambodge pour voir le Cambodge, nous devons allez voir cette ville, la mer, et faire notre propre opinion!

Sihanoukville est le plus important port du Cambodge… c’est ici que transige les conteneurs destinés à tout le pays (ne pas s’imaginer ici le port de Montréal, Vancouver ou de San Francisco, on est quand même dans un pays du tiers-monde!). C’est également la seule vrai station balnéaire du pays et elle vie présentement l’explosion touristique. La ville fut construite lorsque le Vietnam coupa l’accès au Mékong, et par le fait même, à toutes activités portuaires au Cambodge pendant la guerre du Vietnam… Plus aucun passage pour les gros cargos, alors le Roi de l’époque Norodom Sihanouk y fit construire les installations pour ravitailler Phnom Penh…

Repéré de loin par les chauffeurs de tuk tuks, à notre arrivée, ils se ruent sur nous pour nous offrir leurs services. Nous choisissons le moins insistant, un peu plus âgé, il nous fera faire le tour de quelques endroits. Après avoir dû renégocier le prix de cette course, (je crois que le chauffeur trouvait qu’on ambitionnait!) nous avons vu trois plages et environ 6 ou 7 guesthouses, dont un hôtel grand luxe, on a quand même le droit de rêver…

Notre choix s’arrête sur le GST3 guesthouse. Situé à proximité de la plage Serendipity, pour 15$US, nous avons la vue directement sur la mer. Serendipity Beach, c’est l’endroit des bars et resto sur la plage. Chacun de ces bars offrent le Happy Hour avec des bières en fût pour 0.50$US, deux pour un sur les cocktails, etc. Et ici, ils n’ont pas la notion du 5 à 7, mais plutôt, du 4 à 10! Pourquoi pas!

Fin d’après-midi, nous sommes déjà à marcher sur la plage, David déjà à la mer… puisqu’il est un peu distrait parfois, il se baigne avec la clé de la chambre dans sa poche de maillot. Pour ne pas la perdre, il décide de me la lancer sur la plage … La clé me passe par-dessus la tête, se retrouve quelque part dans le sable, je n’ai pas vu où elle a atterri. Pas de porte clé puisque je l’ai retiré pour pouvoir le laisser dans l’interrupteur de la chambre. Cherche, tasse, gratte, pousse, retourne, regratte, repousse le sable de la plage… on a l’air intelligent, c’est comme chercher un verre de contact dans une piscine! Après nous avoir laissé chercher pendant de longues minutes, tout en agrandissant notre territoire, un chinois assis pas très loin nous indique à quel endroit la clé est tombée. Il n’aurait pas pu nous le dire avant, plutôt que de nous laisser chercher! Du coup, trois autres chinois sont venus nous aider à chercher, et c’est un d’entre eux qui a trouvé le trésor!

Pour notre première journée complète, nous allons explorer les lieux, marcher sur la plage et profiter des vagues et de cette mer. David, tout comme un enfant qu’on a peine à retenir, retourne l’eau, ayant vidé ses poches cette fois avant d’y aller. Les vagues sont assez grosses, l’eau encore très chaude. Après quelques minutes, puisqu’il est encore aux fraises…. ses lunettes de soleil disparaissent dans la vague… Ben oui, aujourd’hui, c’est le tour des lunettes… cette fois, il est moins chanceux et même après de longues minutes à ratisser le fond de la mer et pour moi d’anticiper chaque vague sur la plage, pas de lunette… Souhaitons qu’un cambodgien aura la chance de les trouver et se pavanera fièrement avec une belle paire de Oakley!

Nous marchons de Serendipity Beach, à Otres Beach, en passant par Ocheteal Beach, une promenade d’environ 10 km sur du beau sable, très agréable, un soleil magnifique. Cependant, je comprends les gens qui nous disaient que c’était sale. À plusieurs reprises, nous croisons des tuyaux d’égout fluvial, entourés de déchets jetés par des habitants, qui se déversent sur la plage. Ça enlève beaucoup de charme… Une autre chose qu’ils n’ont pas tout à fait compris, c’est comment se débarrasser des ordures. Ils jettent tout à l’eau. On dirait qu’ils croient que tout ça disparaît par magie!

Pendant notre randonnée, nous croisons quelques bungalows à louer, que nous visitons. Des bestioles assurées, l’odeur d’humidité et les moisissures sont au rendez-vous. Arrivé au bout d’Otres Beach, un établissement de luxe est en construction, nous rebroussons chemin pour trouver un tuk tuk qui nous ramènera au bercail! L’heure du 5 à 7 arrive! On se rend sur la plage pour profiter du bruit des vagues, de la vue, de la mer, du bon temps.


Maintenant que nous connaissons bien les environs, nous choisissons de passer notre journée à la plage Otres. On y trouve plusieurs beach bars, avec de belles chaises longues et des parasols. Pour y avoir accès, on a qu’à consommer quelque chose sur place, soit une bouteille d’eau ou manger une bouchée. Simple et abordable! À deux pas de là se trouve un ‘’surf shop’’ qui fait la location de kayak, planches à voile et planche de surf. En face de la plage, se trouve une île qui semble avoir de belles plages aussi. Nous décidons de loué un kayak, pour un temps indéterminé, soit une heure pour une simple balade, ou trois heures pour se rendre à l’île et revenir. Au bout d’une vingtaine de minutes, nous rebroussons chemin et retournons à la plage. Le français qui nous a loué le kayak ne comprend pas pourquoi nous revenons si vite, en fait, c’est que nous n’avons pas vraiment la flamme kayakiste! Parole de David :’’Le Kayak de mer ``cé platte en sacrament !!’’ Nous irons donc terminer cette journée à notre resto mexicain sur la plage, un Margarita nous y attend!
Vue de la chambre de nuit

À la guesthouse à côté de la nôtre, se trouve un resto avec au menu un filet steak sauce au poivre, accompagné de pommes de terre dauphinoises, légumes cuits et ratatouille… Un délice! En plus, une carte de desserts avec plusieurs choix, tels gâteau aux carottes, gâteau au fromage, brownies, crème glacée maison… et internet gratuit! Nous avons trouvé notre adresse pour les prochains repas!
Vue de la chambre de jour

Après avoir visité les autres plages et fait un petit tour de la ville, on avait repéré un resto ‘’canadien’’ : DD Canada! Sur la publicité, on parle de pizza et poutine! Il faut tenter l’expérience d’une poutine au Cambodge, quoi que nous doutions qu’il soit possible de se procurer les bons éléments pour la produire! Nous sommes accueillis par DD lui-même! Tout droit sorti du camping de Ste-Madeleine, il s’est retrouvé au Cambodge il y a plusieurs années! Il nous reçoit d’une lignée de jurons, en finissant par : DES QUÉBÉKOIS TAB…! Il prend même le temps de venir s’asseoir près de nous, de nous poser quelques questions, et visiblement, c’est un vrai colon. Il déteste la ville de Québec, il l’exprime fort bien, nous envois presque promener quand on lui demande de quoi est fait la poutine, se met à crier par la tête de son employé, donne des tapes sur les fesses de la serveuse, et j’en passe. Finalement, c’est une bonne idée qu’il n’est pas envi de revenir au pays! Et même s’il retire son chèque de pension, on s’en balance! Gardez-le au Cambodge! Malgré tout, la poutine réinventée de DD était bien bonne…

Pendant que nous sommes dans une ville un peu plus organisée, nous en profitons pour faire la demande de nos visas vietnamiens. Avant de se rendre au Vietnam, deux autres arrêts, Kampot et Kep, toutes deux sur la route vers la frontière et qui, selon l’agence de voyage, valent le détour.


Départ pour Kampot à 11h30 de la guesthouse. Un minibus vient nous y prendre pour ensuite faire le tour des autres établissements de la ville. Pour la majorité des passagers, nous voyageons tous avec de gros sacs à dos. La capacité d’un mini-van (qu’ils appellent minibus) est de 12 passagers, mais pas vraiment d’espace pour les bagages. Je les regarde empiler les sacs en ping pong, leur dit qu’ils devraient demander un autre mini-van, le chauffeur en a assez de moi, me demande quels sont nos sacs, place ceux-ci entre les deux sièges avant, à l’intérieur et me demande de reprendre place à l’intérieur… ok, le message est clair! Je me la ferme et vais m’asseoir gentiment… Mais en finale, nos sacs sont à l’abri et non pas tenus par une corde à l’arrière!!! Deux heures de route plus tard, Kampot.

Petite ville qui fut animé dans le passé, avant que le trafic nautique soit détourné vers Sihanoukville. Maintenant, très peu d’action, les touristes y sont plus rares, ceux qui s’y arrêtent sont bien traités! Après quelques visites de guesthouse, c’est au Moliden GH que nous passerons les deux prochaines nuits. On dirait une ville qui tente de survivre, mais qui malgré cela, semble une des plus propre que nous ayons vu jusqu’à maintenant. Même le marché n’est plus. Il a été remplacé par quelques ‘’super markets’’ où on trouve de tout.

Au resto de la GH, une demi-page du menu est consacrée à leur Ribs BBQ. Sauce secrète et incontournable, on se laisse tenté! Et franchement, ils ont bien raison d’insister! C’était très bon. En soirée, nous faisons la connaissance du fils du proprio, Sum Moliden, qui étudie en management à l’Université de Phnom Penh. Il désire, pour son futur, avoir un ‘’resort’’ à Kep, station balnéaire courue par les locaux. On passe une longue soirée à parler business, David lui propose de lui faire de belles photos pour qu’il fabrique une brochure promouvant sa Guesthouse, ‘’brain storm’’ d’idées pour son développement et pour une meilleure visibilité, bref, il se couche la tête bien pleine! En conclusion de cette soirée, nous sommes tous amis Facebook!

Au lendemain, les bonnes nouvelles et idées ont vitement fait le tour de tout le personnel! Très drôle! On se loue un tuk tuk pour la journée pour aller visiter la grotte de Phnom Chhnork, qui abrite un temple préangkorien du 7e siècle. Au bout d’une longue route de terre à travers villages et rizières, nous arrivons au pied d’une montagne. Sur place, une dizaine d’enfants se proposent d’être notre guide. Nous leur disons que nous n’en voulons pas, nous avons notre guide Routard qui explique bien l’endroit, mais au Diable ce que nous disons, la trainée d’enfant avance avec nous et nous racontent tous une belle histoire à propos des lieux. Et selon nos lectures, ils semblent tous avoir la bonne version! Du moins, ils disent tous la même chose. À ma grande surprise, ils parlent tous un bon anglais, connaissent quelques phrases en français aussi. Je me fais même une amie qui me suit de plus près, Lyl, une jeune fille de 7 ans qui semble bien intriguée et me pose une foule de questions. Mon âge? Mariée? NON!!! Selon elle, ma vie n’a pas de sens! ‘’Tu es vieille!!’’ me dit-elle… Je lui pose des questions à mon tour. Elle raconte qu’elle apprend à lire, écrire et à compter à l’école, mais qu’elle aime bien être guide aussi! :)

Au bout du sentier et des 233 marches qui montent dans la montagne, nous arrivons à cette grotte. L’endroit est bien conservé, sur les murs ont peut apercevoir des animaux sculptés par la nature dans la pierre. Les enfants nous les montrent un à un, ils ont un plaisir fou à jouer avec leurs lampes de poche. Le temps de quelques photos et retour au tuk tuk, l’heure du souper et du 5 à 7 a sonné! Ce soir, encore des ribs!

Deuxième journée à Kampot, nous allons visiter une plantation de poivre, le meilleur du Cambodge. Depuis presque deux mois, chaque endroit où l’on dort, nous trouvons peignes et brosses à dents mis à notre disposition dans les chambres… David les collectionne pour les donner aux enfants… Il en a un gros butin et puisque l’on sort de la ville aujourd’hui, on part avec le sac de brosses à dents toutes neuves! Sur la route, il en profite pour demander au chauffeur de s’arrêter prêt d’un groupe de jeunes qui travaillent au champ à surveiller le bétail et ils se méritent chacun (ils étaient 6) une brosses à dents pour ne pas que leur arrive la même chose qu’à leurs parents (dents pourries) !!! Rarement vue des gens aussi contents de recevoir un article aussi simple!! Arrivé à la plantation de poivre, une cambuse et une famille à travers les milliers d’arbre à poivre et les nombreux arbres fruitiers. Visite rapide, puisqu’à part les arbres, il n’y a rien à voir! Aucune transformation, seulement les arbres. Notre chauffeur nous montre les grains et nous explique du mieux qu’il peut les étapes de la récolte… Avant de partir, brosses à dents pour tout le monde (papa et ses 3 filles) avec en prime, chacun un peigne !

Plus loin, toujours sur la même route, nous nous rendons à Kep pour faire un peu de repérage pour demain. Avec l’aide de notre chauffeur, nous trouvons notre prochain GH, bord de mer, une vue incroyable… Un tour de ville rapide, et nous sommes de retour à la maison. Ce soir, dodo tôt, demain, on déménage!

Pour seulement 20$US la nuit!!! Bruit des vagues inclus!
En arrivant à Kep, nous allons nous installer au Star Inn Hôtel. Notre chambre se situe au troisième étage, avec une vue imprenable sur la mer. Au loin, on peut voir Phu Quoc, notre prochaine destination, au Vietnam. Kep : Ville bien tranquille, très tranquille, trop tranquille. Rien à y faire, la plage est déserte, personne dans les rues, surement l’endroit le plus tranquille d’Asie que nous ayons vu.

Kep fut créée en 1908 par les français sous le nom de Kep-sur-mer…. La ville fut très prisée dans les années 1960 avant de s’évanouir dans l’histoire … Malheureusement, pas ce que nous nous attendions d’une station balnéaire. La plage semble souffrir d’un déversement de pétrole, nombreuses demeures coloniales françaises abandonnées et détruites sous le règne des Khmers Rouges, le Crab Market est décevant. Cependant, une belle promenade a été aménagée la long de la mer. Mais malheureusement, ils ont bétonné presque l’ensemble du bord de mer… En soirée, je tourne en rond, pas d’internet ici, la ville est endormie, pas une voiture dans la rue, ni bar ni resto pour au moins se changer les idées…

Après une longue marche au bord de la mer, une visite au marché aux crabes, l’achat de nos billets de bus pour le Vietnam, on s’installe sur notre balcon pour regarder la vie passer! Du coup, une délégation d’un ministère quelconque débarque à notre hôtel. Policiers et gardes sont au poste, le manager est bien heureux! La ville bouge enfin, mais ils iront tous au lit bien assez vite!

Demain, c’est la fin pour notre périple au Cambodge qui aura duré 25 jours… Je suis heureuse d’avoir goûté à l’Asie plus tranquille, plus passive. Les paysages du Cambodge sont magnifiques, les gens sont très accueillants, malgré leurs histoires de guerres troublantes. Sur Trois pays d’Asie visités à ce jour, il est passe au deuxième rang après la Chine.

Allons maintenant voir ce que le Vietnam nous réserve!