vendredi 20 août 2010

OH! le Cambodge!!!



Nous y sommes, au Cambodge. Le pays le plus pauvre de l’Asie du sud-est. Le pays où l’on sent encore la dévastation de la guerre qui n’est terminée que depuis quelques dizaines d’années. Pays où les gens vivent comme ils peuvent à travers cette pauvreté visible et la corruption des riches, elle aussi, franchement visible.

Nous étions donc en repos total sur notre île de Don Khone, au Laos, et de là prenions un bus pour traversé la frontière et nous rendre à Kratie, Cambodge, question de voir du pays, et surtout, ne pas devoir se taper près de 15 heures de route.

Près de 45 minutes après notre départ, nous sommes déjà au poste frontalier du Laos. Jusqu’à maintenant, nous n’avions pas beaucoup ressenti de signes de corruption chez les laotiens, seulement à l’arrivée à Boten, (où notre visa nous a coûté presque le double) jusqu’à cette frontière… Nous devons faire étamper notre passeport pour valider notre sortie du pays. Nous avons bien appris de notre expérience à la frontière Nord, nous passons désormais en dernier pour analyser les magouilles et les contourner. En file, nous attendons notre tour, ce qui nous permet de voir ce qui se passe et d’analyser le comportement des douaniers. Les premiers paient 2$ US par personne, certains paient en Kip, et ne prennent pas le temps de calculer (ils se voient donc payer environ 20$ par personne), et d’autres, comme une famille d’allemands décident de ne pas embarquer dans le jeu des douaniers, de faire des pressions et des menaces, et réussi à payer 1$ US par personne! Heureusement, cette fois, nous sommes à la fin de la file et nous bénéficions de cette querelle pour payer moins cher!

Passons la frontière à pied, notre bus étant déjà de l’autre côté. Sur ce bout de chemin, un poste de contrôle de la santé et de quarantaine. Arrêt obligatoire, nous devons remplir une fiche, faire prendre notre température à partir d’un thermomètre qu’on vise près de notre front (ridicule!). Ensuite, on nous invite à se rendre au poste des visas. Encore là, nous remplissons une autre fiche, avec les mêmes renseignements, auquel on ajoute une photo cette fois. Le prix est de 23$ US, soit 20$ pour le visa (tel qu’indiqué sur le site du gouvernement), et 1$ pour chacun des trois agents qui s’occupent de vous le délivrer. Noter que sur le visa, près du nom du détenteur, il y a inscrit ‘’Fee’’. Cet espace est délibérément laissé en blanc, parce que le prix est sujet à changement sans préavis! (selon le nombre d’agents sur place, ça peut varier!!!)

Un dernier poste à passer pour être enfin au Cambodge, le poste policier de la douane. Ceux qui mettent l’étampe officielle sur le visa. Encore, les premiers ont dû payer des frais ‘’administratifs’’, ou plutôt ‘’corruptifs’’, mais puisque nous sommes toujours à la fin de la file, et que la famille d’allemands est toujours aussi insistante auprès de tous les agents corrompus, c’est gratuit pour nous cette fois!

Au total, le passage nous aura coûté que 24$US, il aurait pu nous coûter près de 30$US et il aurait dû nous coûter 20$US ! Merci à l’allemand, nous avons eu une bonne leçon de négociation et de droiture pour les prochaines frontières!

Notre première destination cambodgienne est Kratie. Une petite ville en bordure du Mékong, qui semble vivre de… je ne sais quoi. Après quelques visites d’hôtel, notre choix s’arrête sur un établissement assez gros, avec des chambres assez grandes, une belle terrasse au quatrième étage. Nous avons choisi une chambre adjacente à la terrasse, avec la clim, une grande salle de bain avec une baignoire, et en soirée, le proprio devrait avoir terminé l’installation d’internet. De plus, il y a deux génératrices dans cet hôtel, qui assurent que nous aurons l’électricité en tout temps. Ce qui n’est pas le cas dans les autres établissements visités, justement durant une panne de courant!

En fin de journée, le ciel nous tombe sur la tête! Il pleut des cordes! Une pluie torrentielle! Et notre chambre, qui fait le coin de l’immeuble, devient en quelques minutes, inondée par toute cette eau! Finalement, nous devrons changer de chambre pour en avoir une sèche, ce que le proprio ne semble pas enchanté de faire. Nous sommes donc reloger dans une autre chambre, toujours sur le même niveau, mais cette fois, pas de baignoire, une seule fenêtre, sans air qui y circule, mais bon, ce n’est que pour une nuit! Demain, nous organiserons notre départ.

Nous avions donc décidé de partir demain matin, ce qui nous permet de ‘’magasiner’’ les billets de bus auprès des différentes agences ou commerçants. Destination : Kompong Cham. De plus, nous avons quelques trucs à acheter, que nous n’avons pas eu la chance de trouver au Laos, tels une brosse pour les souliers, désodorisant et des tampons… et refaire nos provisions en pâte à dent, savon, etc. Nous nous rendons donc au marché local, trouvons tout ce dont nous avons besoin, sauf les tampons encore une fois! Pendant que nous sommes dans un kiosque à compléter nos achats, une pluie torrentielle s’abat sur nous! Très rapidement, les toiles qui servent de toit aux marchants deviennent remplies d’eau, certaines se déchirent, d’autres se déversent sur la marchandise à moitié protégé. Les rues sont inondées, remplies de boue, le réseau d’évacuation des eaux ne fournie pas. J’ai rarement vue autant d’eau tombée en si peu de temps. Nous arrivons à retourner à notre hôtel sans trop se faire tremper, les averses ici sont violentes, mais pas très longues, c’est la mousson! En après-midi, on book les billets d’autobus avec le Billy qui nous suit depuis notre arrivée, il fera une commission d’environ 0.50$, dont il sera très heureux. En plus du 1$US que nous ajoutons pour sa gentillesse, il est doublement heureux! On se retrouve donc dans une ville où il y a à peu près rien à faire, donc j’en profite pour écouter un film de fille sur HBO et David profite de la terrasse!

Cependant, en soirée, les malaises apparaissent… Nous avons mangé de la bouffe de rue hier, tel que DÉCONSEILLÉ par notre guide Routard, et là, nous en payons le prix! Notre départ prévu pour demain matin vient d’avancer de reculer d’une journée… Pour David, c’est une journée complète à dormir et manger quelques bouchées de pain. Par chance, Billy a réussi à faire échanger nos billets pour le lendemain, et ce, sans frais supplémentaires! C’est pas chez nous qu’on aurait pu faire ça!

Au lever, tout le monde va mieux, on se prépare, notre bus est à 9h30, tel qu’indiqué sur nos billets. 8h25, nous nous rendons au resto pour prendre une bouchée avant de partir et, surprise! Le bus est déjà arrivé! Nous devons embarquer… maintenant! Cinq heures de route nous attendent… avec un chauffeur lent, un karaoké à fond de train, des enfants qui crient, un ping pong qui parle trop fort, et tout un chacun avec sa propre musique sur le téléphone portable. C’est la cacophonie totale, David s’évade sur le ipod, pendant que je tente d’oublier et de faire passer ce début de migraine intense qui vient d’arriver…

1 commentaire:

  1. J'aime bien cette photo de ces mignones petites filles qui semblent prendre plaisir sous la pluie.

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