vendredi 30 juillet 2010

Mékong, la descente!


Une fois remis de tous nos petits maux, nous reprenons la route. Nous nous rendons aujourd’hui à Houeisai, en bus pour monter à bord d’un bateau pour nous rendre à Luang Prabang, en passant par Pakbeng.

Houeisai est une ville où la seule attraction ou presque est de prendre un bateau! Malgré tout, on a trouvé le moyen de rester trop longtemps au même endroit! 3 jours à virer en rond dans une ville sans vraiment d’intérêt, sans internet fonctionnel, pluie tous les jours (mais nous sommes à la saison des pluies, donc on ne se plaint pas!). Parfait pour les dodos d’après-midi.

Au premier resto que nous fréquentons, on rencontre un couple de français, David et Clémence. Très sympathiques, on fait quelques blagues à propos du thaïlandais d’à côté un peu trop bourré, qui voudrait bien qu’on trinque avec lui, mais sans résultat! Ils sont tellement gentils ces français que David(fr) accepte même d’échanger son repas avec David(ca), parce qu’il a oublié de demander sans œufs! Et ici, les œufs, c’est pratiquement la base de l’alimentation! On ira au dodo tôt, dans notre ‘’suite’’ que l’on paie trop cher mais qui est très confortable. Grand lit et bonne literie, air clim, salle de bain, mais pas d’eau chaude, ni d’internet…

Au lendemain, David se lève tôt pour aller marchander un nouvel hôtel, moins cher et avec de l’eau chaude et internet si c’est possible. Comme on s’enfonce dans le Laos de plus en plus, les commodités deviennent un peu plus restreintes! Finalement, au bout de quelques visites, il trouve un endroit super avec tout ce que l’on recherche, en prime, une vue magnifique sur le fleuve Mékong et une terrasse à rendre tous les voyageurs jaloux! Bémol à cet endroit, l’internet n’est pas fonctionnel... mais bon, on s’en passera...

Maintenant qu’on a trouvé la meilleure façon de se rendre à Pakbeng, c'est-à-dire un slow boat, au coût de 100 000kip par personne, d’une durée de 6 heures, on se rend au quai pour l’embarquement pour 8h30. Le départ est prévu pour 10h00, mais on nous a suggéré d’arriver plus tôt pour pouvoir avoir de bons sièges. Sur place, on retrouve les français avec qui on a bu une bière sur la terrasse hier soir et on a le privilège d’avoir des bancs de mini-van à bord de ce bateau! Le grand luxe! Devant, des sièges en bois, comme des bancs à la petite école! À bord, nous sommes nombreux, très nombreux, trop nombreux… pas de ceintures de sécurité, pas de bouées, pas de cordes… des gens sur les sièges, sur le plancher à l’avant, à travers les bagages, c’est horrible! Le bateau compte 80 places assises, nous sommes au-delà d’une centaine de personnes à bord.


Longue croisière, parsemé de quelques arrêts pour monté deux bureaux de chambre sur le toit, faire la livraison d’un sac de riz dans un village perdu, se faire harceler par des enfants qui ont envahi le bateau pour nous vendre ‘’Chips, peanuts, Coke’’ trop cher! Encore un arrêt pour une autre livraison quelconque et on embarque quelques locaux pour la fin du parcours!


Arrivé à Pakbeng, nous avions repéré quelques hôtels qui nous semblaient bien. On se rend au premier, qui semble être un hôtel de grand luxe laotien. Cependant, il n’y a qu’une chambre avec deux lits simples, c’est petit et plutôt cher… à noter qu’à Pakbeng, le tourisme est pratiquement le seul revenu du village. D’un côté de celui-ci, les guesthouses et restos qui ont quelques années déjà, de l’autre côté, des auberges et hôtels plus récent. Nous décidons de tenter notre chance au prochain guesthouse que nous croisons. Bingo! L’endroit est neuf, les chambres sont très bien et les salles de bain sont super propres! Et seulement 75 000kip (environ 9.50$)! Une aubaine! La place est plutôt tranquille, on part à la recherche de nos amis, puis on se rend un peu plus loin au village pour un verre de vin et une bière. Ici, pas d’internet encore et pas de guichet automatique… malheureusement, c’est la fête de ma sœur, j’aurais aimé lui souhaiter Bonne Fête et lui dire que je ne l’avais pas oublié… j’ai bu mon verre de vin à ta santé! (Noter que je n’ai pas bu de vin depuis Shanghai!)



Normalement, nous devrions repartir demain matin pour faire la deuxième portion de cette croisière. Pour visiter un peu et découvrir ce petit village, nous décidons de rester une nuit supplémentaire. On profitera de la journée du lendemain pour trouver une autre alternative au bateau bruyant et trop chargé. Mais nous sommes les seuls touristes dans cette place et ils tentent tous d’abuser de nos dollars… malheureusement, dû à ce comportement plutôt désagréable, la place perd de son charme et on a vitement hâte à demain pour repartir. À l’arrivée des bateaux en soirée, le village se remplie à nouveau, notre hôtel qui était jusqu’à présent calme et paisible devient, l’espace d’une soirée qui se terminera quand même tôt, une discothèque, bar à whisky et ‘’smoke no problem in Pakbeng’’! Je ne sais pas si c’est parce qu’on se fait vieux et que les jeunes sur le party ça nous énerve royalement, mais nous étions au lit à 9h00, la fenêtre fermé pour ne plus rien entendre.

Ce matin, debout à 6h00, préparation des sacs et déjeuner chez Apou, notre ami restaurateur indien, pour partir vers 8h15 en direction du bateau pour la dernière portion de notre trajet jusqu’à Luang Prabang. À la sortie de notre chambre, on peut constater l’ampleur de la soirée d’hier par les petits sacs lancés à l’extérieur des chambres et le gardien qui ne se réveille même pas à notre passage!

Encore une fois trop de monde sur le bateau, mais les fêtards d’hier qui se racontent combien ils ont bu trop de whisky et trop fumé de ‘’pot’’ demandent à prendre un deuxième bateau. Après quelques trop longues minutes de négociation, ils réussissent à gagner leur point et partent sur un autre bateau. Vers 10h15, on part. (Le départ était prévu pour 9h00) Beaucoup moins de monde à bord cette fois, nous avons de bonnes places, mais le parfum du jour se nomme ‘’Saut’ une douche’’! Oui, plusieurs des gens à bord portent fièrement cette fragrance, plutôt désagréable pour ceux qui ne la portent pas!

Il fait un superbe ciel bleu ce matin, du soleil après une pluie qui aura durée toute la nuit. Le trajet devrait prendre 7 à 9 heures. On vient de partir et j’ai déjà hâte d’arriver ! Ça va être long…

C'est l'heure du bain pour les éléphants! Dans une eau bien propre... :)

mardi 27 juillet 2010

LUANG NAM THA… La suite…

17 Juillet 2010… À notre retour de trek, l’énergie étant plus basse, on en profite pour prendre une journée de congé. Ceci dit, un congé dans notre cas consiste à faire du lavage, vêtements, souliers et sacs. Dodo en après-midi pour nous permettre de se reposer pour vrai!

Au lendemain de cette journée de congé, nous louons des motos pour la journée! Au volant de nos 100cc, nous dévalons cette route sinueuse, aux panoramas grandioses. Entouré de rizières, de montagnes, de rivières et de plantations d’arbre à caoutchouc, la température est chaude et humide encore, mais au volant de ces bolides, l’air est bon. Nous traversons plusieurs villages, où encore, des enfants crient ‘’Sabai Dee’’ (Bonjour!) sur notre passage. Les Lao sont vraiment très accueillants, tous nous saluent l’air heureux.

Il y a eu de fortes pluies la nuit dernière et à un endroit sur la route … presque plus de route … un pan de la falaise s’est retrouvé à travers le chemin … Comme c’est coutume au Laos, personne se semble se presser à venir réparer le tout… Aucun bulldozer en vue !

On roule jusqu’à arriver à un poste frontalier provincial, petit contrôle routier par la police qui n’avait visiblement rien d’autre à faire! On lui envoie la main et mentionne où nous nous rendons puis c’est tout ! Nous allons au prochain village, Muang Sing. Au Laos, tout ce que nous avons vu jusqu’à présent, c’est toujours petit, tranquille et souriant. Muang Sing ne fait pas différent du reste! Endroit sympathique, encore une fois entouré de rizières, où les hommes (et les femmes) travaillent fort aux champs, à labourer, pelleter, repiquer… Par un soleil de plomb toujours, les pieds nus dans la boue jusqu’aux genoux parfois, à travers les bestioles. Dure labeur.

Nous trouvons un resto, cassons la croûte qui, pour les deux, nous coûte un gros 4$ canadien! Une fois bien rassasiés, nous reprenons la route pour le chemin du retour. Notons que l’allée nous a pris environ 3 heures, à une vitesse moyenne de 30km/h. Moins de chance pour le retour, la pluie se met de la partie! Au poste de police cette fois, plutôt que de se faire contrôler, c’est un abri qu’on nous propose! Nous y passerons quelques minutes le temps que le ciel se calme…

Puis le beau temps reprend soudainement sa place et nous rentrons au village de Nam Tha pour un bon souper et un dodo … total 120km en moto pour aujourd’hui … Nous avons le cul en compote!

Le lendemain, ayant bien apprécié notre mode de déplacement de la veille et voulant voir un peu plus les attractions du coin, nous retournons louer les même motos que la veille … Nous les avions laissé pleines d’essence le soir précédent et ce matin … aucune goutte … Avis pour les prochaines fois, mettre juste l’essence que nous utilisons … le reste sera siphonné de toute façon par le proprio et prendra la direction de sa voiture !

Donc pour cette deuxième journée de moto, nous commençons par une visite au marché suivi du repérage de la gare de bus d’où nous partirons de la ville… Les gares de bus laotiennes sont souvent assez loin des villages … probablement pour fournir du travail aux tuk-tuks qui sen mettent plein les poches avec les touristes…

En milieu d’après midi, nous traversons un petit village nommé Lao Houei… c’est plutôt une tribu qui y vie qu’un village proprement dit … Une route de terre et gros cailloux, des huttes sur pilotis, plein d’enfants souriants qui nous saluent et bien sur les vaches-poules-cochons-chiens qui serviront de souper un de ces quatre…

Au bout de ce petit village, les chutes de Ban Nam Dee (cout d’entrée : 25 cents par personne)… de petites chutes que nous découvririons après un sentier pédestre d’environ 150 mètres … Pas les gros chars comme chute ! Par chance que nous y sommes venu en moto car si nous avions dû pédaler toute cette route pour les découvrir, nous aurions été un peu déçu !

Prochain arrêt, le temple bouddhiste de Nam Tha… percher sur la colline avec la vue sur toute la ville, c’est le premier temple que nous voyons au Laos, 3 moines nous indiquent le chemin tout en continuant de jouer sur leur ordinateur et sur leurs cellulaires…. Les temps changent ! Pas beaucoup de vie au temple aujourd’hui … nous feront un rapide tour des horizons puis nous reprendrons la route….

Encore une fois, ce soir souper au ‘’Manychan restaurant’’ avec un steak au fromage bleu, salade et frites ! Excellent ! Puis c’est la seule place de la ville où internet est gratuit et sans fil ! Nous pensons partir demain vers Houeisai….

Finalement, petit changement pour le départ qui sera reporté d’une journée … David a un début de tourista et  j'ai des maux de ventre et de tête ! Alors repos dans notre chambre à l’air climatisé pour la journée!

lundi 19 juillet 2010

Le Laos...

Semaine 9 Arrivé au Laos le 13 juillet 2010


Grand départ pour le Laos aujourd’hui! Au terminus, nous rencontrons une famille anglaise qui semble faire le même périple que nous. Deux jeunes filles de 7 et 9 ans, quelle belle expérience pour elles! Nous sommes tous dans le stationnement de ce terminus à regarder quel genre d’installation de ping pong ils vont nous faire! Il y a des bagages sur le toit, d’autres dans le coffre. Puisque nous sommes arrivés d’avance, nous avons des places de choix pour nos sacs! Le fond du coffre, avec ceux de la famille anglaise. Pour s’assurer qu’ils y restent, défense d’embarque avant le grand départ, qui est prévu pour 10h40.

Finalement, 11h05 environ, on décolle, après avoir entassé les boîtes, les sacs, les valises, dans le coffre, sur le toit, tout autour du chauffeur et dans l’allée centrale! Nous avons les premiers sièges à côté de la porte des passagers, donc, entouré de bagages de toutes sortes. Et comme tous les bus que nous avons pris à ce jour, nous faisons la route à pas de tortue pour rentabilisé le convoie, en arrêtant dans les autres gares de bus ou devant quelques commerces qui nous ajoutent quelques boîtes à celle de trop que nous avons déjà!

Pas d’air climatisé dans le bus, on est tassé, le seul moyen de respiré est de garder la fenêtre ouverte! Cinq heures de route avec le ‘’vent dans face’’! Je vais virer folle! Mais je prends mon mal en patience, me dit qu’il y a pire dans la vie et tente de fermer les yeux pour dormir un peu, malgré une vue magnifique des paysages que nous traversons. Nous sommes à l’extrême sud de la Chine, c’est la forêt tropicale. C’est superbe! Après un moment, court arrêt de trente minutes pour diner, on partage un bol de nouille et c’est le retour au bus. Avant d’embarquer, un type tente de nous changer nos yuans restants en dollars américains. Mais avant de partir du Canada, nous avions prévu le coût d’apporter quelques centaines en US, pour pouvoir se procurer nos visas aux différentes frontières, entre autre.

Nous y sommes! Le poste frontalier de la Chine. Une pluie fine pour finir notre séjour ici. On entre pour faire étamper nos passeports, tout va assez vite, pour nous qui sommes parmi les premiers arrivés. De l’autre côté, une pluie torrentielle nous attend! Bienvenue au Laos! Avec son climat tropical et sa mousson! J’ai rarement vu autant d’eau en couler dans les rues. Et comme nous sommes entourés de montagnes de terre rouge, les rues deviennent vitement des rivières… rouges! Le préposé du bus fait la navette avec les passagers, armé d’un parapluie, qui malheureusement, n’est vraiment pas à la hauteur! Encore une fois, il pleut d’en haut, de chaque côtés, en même d’en bas! L’eau vient de partout!

Encore un petit bout de chemin pour arriver au poste frontalier du Laos. Pas vraiment d’indication, une cabane avec des guichets à l’arrière. On arrive vraiment dans le tiers monde. Toute une différence avec la Chine! On passe au premier guichet, présente notre passeport, rempli une fiche d’arrivée. Pour les deux visas, on nos réclame 700 yuans, ce qui fait environ 108$ canadiens. Un peu surpris, notre guide routard nous indiquait que le prix était de 35$... mais bon, avec le temps, les prix peuvent changer! Passons au deuxième guichet, qui nous remet une deuxième fiche à remplir, avec les mêmes questions, mais en plus on nous demande notre race! Je ne réponds à cette question! Tout en remplissant notre fiche, on parle avec un anglais qui est passé au guichet 1 après nous, il a payé 35$ pour son visa! Et les 2 Israéliens, ont payé 32$ pour les leurs! La morale de l’histoire, ne plus passé les premiers! Passe au guichet 3 pour une dernière étape, c’est ridiculement long, on aura vu six personnes en tout pour obtenir un visa de trente jours, payé trop cher et écrit à la main! On retourne à l’autobus, il nous reste environ une heure de route à faire.

À travers la campagne Laossienne, le paysage est splendide. Des montagnes et des vallées, des maisons sur pilotis, une architecture dont on ressent l’influence de la colonisation française, c’est très beau. Notre destination est Luang Nam Tha, petite ville sans nom de rue, qui semble assez paisible. En débarquant du bus, on marche sans nécessairement savoir où nous allons. Avant de partir de la Chine, David avait repéré quelques guesthouses sur le net et dans notre guide, mais puisqu’il n’y a pas d’adresse, c’est à tâtons que nous avançons! Facilement, on trouve celui de notre choix, on s’installe, repart à la marche pour trouvé resto pour souper! Ce soir, dodo tôt… après le meilleur steak sauce au fromage bleu de la Vie!

Pour notre première journée complète, on profite du temps pour se lever un peu tard, prendre un bon déjeuner, trouvé un guichet pour retirer des kips (dollars Lao) et s’informer sur les différentes activités à faire dans les environs. Au resto, on rencontre deux français qui ont loué une moto la veille. David s’informe du fonctionnement de la location, placote un peu avec son accent un peu forcé de bien parler! Quelques minutes plus tard, le français nous demande si nous sommes intéressé à partager un trek avec eux, le coût sera moindre et l’expérience surement agréable. Nous acceptons l’invitation, on se donne rendez-vous plus tard en journée pour finaliser. Plus tard, on rencontre un jeune couple qui revient justement de ce trek, ils sont ravis! Ils parlent d’une expérience mémorable, ils en mettent suffisamment pour me convaincre, quoique déjà pas mal excitée à l’idée déjà. Dodo trop tard pour la journée qui s’en vient…


Durant la nuit, un orage s’abat sur la ville… je pense à demain en me rappelant les paroles de la jeune fille qui disait qu’elle n’aurait pas voulu faire ce trek dans des conditions de pluie… et là, ma tête commence à imaginer le pire, c’est fini, je ne dors plus… Au lever, j’ai l’humeur dans le rouge, souhaitant que tout soit annulé… Mais je n’ai pas été exhaussé cette fois… Le départ aura lieu à 9h30 environ, prévu pour 9h00. Nous sommes bien dans un pays pas pressé! On passe au marché pour que les guides, Sy Ton et Thanoy, puissent faire provision de bouffe pour les 2 jours que nous serons en forêt. Ben oui! 2 jours! Environ 40 minutes de route dans la ‘’boîte du pick-up’’, assis sur une planche de bois un peu rembourré.


Le tuk-tuk (nom donné au pick-up) nous dépose sur le bord de la route, Sy Nouane, le chauffeur barbu, peut-savoir où se trouve la piste dans cette jungle! La végétation est très dense, la piste couverte, et puisqu’il a plu la nuit dernière, tout est mouillé et extrêmement glissant! On commence notre ascension de la première montagne, ce n’est pas facile dû à l’eau et à l’humidité .Nous traversons plusieurs petits courts d’eau et le ‘’sentier’’ est plutôt difficile. À plusieurs reprises, je me ramasse sur le cul à glisser à travers les branches, les roches et dans la boue. Pourtant nous sommes bien équipé, de bonnes chaussures de marches, de bons vêtements, mais il manque une seule chose, un sol stable! David a la mauvaise tâche de porter notre sac, ce qui lui ajoute un facteur de difficulté.


Après environ trois heures de marche, nous sommes au x ième sommet, on nous sert notre diner sur des feuilles de bananiers! On est sal, de la boue partout, on mange avec nos mains, légumes cuits, viande avec une sauce tomate épicée, riz gluant (spécialité du pays), et banane en dessert. Après ce festin, on reprend la route en direction d’un village Akha, une tribu qui vie isolé au milieu des montagnes, où il y a depuis deux ans seulement une route qui les relient au reste du monde. On marche sous un soleil de plomb, la piste est très exigeante… Au bout de trois heures de marche cette fois, nous y sommes, dans ce village tant attendu.

Au milieu de nulle part, vit une tribu d’environ 45 familles, avec très peu de moyens, sans électricité, ni d’eau potable, entremêlé de chiens, de chèvres, de poules, de coqs et de nombreux cochons en liberté. Le soleil est toujours aussi fort, malgré qu’il soit déjà 17h00 environ. Et je ne vous parle pas de l’odeur… tous ces animaux en liberté, et pas d’installation sanitaires dans les maisons… C’est au haut de la colline que nous passerons notre prochaine nuit, dans une hutte qui ressemble à une ‘’long house’’ du temps des amérindiens. On prépare notre paillasse pour la nuit, à l’autre bout de la hutte, sur le feu, le riz est en préparation.

Un peu partout dans le village, on aperçoit des petites cabanes sur pilotis. Sy Ton nous explique que se sont des ‘’love shack’’! Les jeunes peuvent y avoir des relations sexuelles avant le mariage, et une fois mariés, ils peuvent vivre chez les parents ou avoir leur propre maison! Imaginez tout ce que vous voulez pour l’intérieur, nous n’avons pas visité!

Après une telle journée d’effort, on a droit à une récompense! Après arrangement entre le guide et une personne du village qui a une réserve de bières, on achète 12 bières pour que nos amis français, les 2 guides et nous en ayons 2 chacun! Rien pour prendre un coup! Juste pour relaxer. Le guide s’offre pour transporter les sacs de bouteilles et me charge du Lao Lao whisky local. En passant devant une maison, le guide s’arrête et me donne un sac, en garde un et monte rejoindre la bande qui s’y trouve. Il m’annonce que nous devons faire offrande au grand chef et qu’il réclame 5 bières! J’en perds pratiquement mes moyens et lui cri un ‘’WO! NO WAY!!’’pas très contente. Gêné il me remet les bières, David lui en donne 2, les siennes (!) et lui dit qu’il peut en faire ce qu’il veut maintenant!

Encore un fois, nous nous retrouvons au milieu de funérailles… mais cette fois, ils ont fait offrande d’un buffle pour l’homme qui est mort. Au milieu du village, sur un énorme tapis de feuilles de bananier, des morceaux de la bête son dépecé… avec parfois un cochon ou un chien qui réussi à partir avec un morceau de viande… Les funérailles de Mamie Ping étaient pas mal moins dégoûtantes! Une fois les cérémonies terminées, nous sommes la nouvelle attraction! Les gens viennent à tour de rôle nous regarder. Ils entre, s’assoient et nous observent. David les impressionnent avec le ipod, leur montre des vidéos, leur fait entendre de la musique, ils sont intrigués! Et à tour de rôle, on nous apporte aussi de bons plats tous frais… du foie de buffle, des trippes de buffle, des ‘’je-ne-sais-quoi’’ de buffle… c’est assez pour nous couper l’appétit pour la prochaine semaine. Et ils insistent pour qu’on y goûte… C’est HORRIBLE! Pas de photo, juste le souvenir de ce que j'ai vu est suffisant...

Finalement le souper, on a plus très faim, après avoir senti tous ces abats, mais on mange le riz et quelques légumes. En soirée, la maison se remplie de monde qui vient nous observer et… cracher sur notre plancher! Les femmes du village sont là pour nous offrir un massage. On se plie au jeu, c’est la pire expérience de massage que j’aie vécu! Elles nous font des pressions avec leur poings, des chevilles jusqu’au cou, c’est désagréable, ça fait mal mais puisque la communication est impossible avec elles, elles continuent tout en rigolant de nos souffrances. Au bout de quelques minutes, c’est terminé et c’est tant mieux. La maison se vide, laissant quelques uns qui voudrait bien les quelques bières déposées sur la table. Les filles se couchent, sous les filets et sur les couvertures remplies d’acariens et de moisissures, tandis que les gars restent à jaser de la vie avec les guides. Durant la nuit, on entend les cochons sous nos paillasses. Il y a encore tout une odeur… Tentons d’oublier pour dormir un peu…

Au lendemain matin, déjeuner un peu spécial de soupe au choux avec des œufs, de riz gluant et le reste du bœuf du souper d’hier pour David! Déjeuner beaucoup trop lourd pour la journée de marche qui s’annonce… mais bon ce n’est pas nous qui décidons! Vers 10h00, nous reprenons la route. Nous avons choisi le ‘’short way’’ à l’unanimité pour le retour. Encore, nous marchons sous un soleil de plomb, sans ombre sur la route de terre. Après environ une heure de marche, on grimpe une falaise, et reprenons la piste dans la jungle. Le parcours est vraiment plus facile qu’hier et c’est tant mieux.

Au bout de 2 heures de marche, nous rejoignons la route pavée où le tuk-tuk doit venir nous chercher. Juste avant de terminer, on en profite pour se rafraîchir un peu dans une rivière non loin, ça fait du bien, il fait environ 45°C aujourd’hui. Mais puisque nous sommes 2 heures plus tôt que prévu, pas de transport disponible, on marche le long de cette route qui nous mène dans un petit village où nous cassons la croûte sous une maison pour bénéficier d’un peu d’ombre. Touille, notre chauffeur, arrive enfin, retour dans la boîte de pick-up jusqu’à notre hôtel… Une douche d’au moins 30 minutes pour chacun, et nous retrouvons nos amis de trek pour un fabuleux repas et une bonne bière froide!

Je suis très heureuse d’avoir fait ce trek, d’avoir vu la jungle de l’intérieur, d’avoir visité un village qui semble vivre à la préhistoire. Je suis particulièrement fier de moi d’avoir surmonté la douleur physique dû à mes nombreuses chutes sur le sentier, d’avoir affronté une chaleur torride, même notre guide ne peut estimer le nombre de km marchés. Fière d’avoir surmonté mon dégoût à plusieurs niveaux, en fait, très fier d’avoir dépassé mes limites et sortie de ma zone de confort…

De plus nous avons rencontré un couple génial, avec qui nous avons eu beaucoup de plaisir à travers ces épreuves!

Flan et Catin, sans vous, ça n’aurait jamais été aussi agréable! Au plaisir de vous revoir!

Une magnifique Aventure…

samedi 17 juillet 2010

Fraîche Dali à Chaude Jinghong!

De notre AJ, où nous avons passé les derniers jours à profiter de la ville de Kunming, jusqu’au terminus d’autobus, on compte environ une quarantaine de minutes en taxi. Arrivé sur place, petit papier en main pour expliquer ce que nous désirons, on nous embarque sur le prochain bus, qui part… là! Vite, passe la sécurité (!, ils me font rire avec leur sécurité bidon!) Cour acheter une bouteille d’eau et du chocolat… mais trouve pas de chocolat, un Coke va faire l’affaire! On embarque! Bus de luxe avec air climatisé, on a payé le gros prix de 138 yuans par personne. Il reste quelques places, nous sommes les avant-derniers embarqués, donc nos places sont dans les dernières rangées.


Gros bus d’environ 45 places. Rempli de chinois, nous sommes bien sur les deux seuls caucasiens! On part! La route prend normalement cinq heures pour se rendre à Dali, mais comme il y a de la construction, il faudra compter sept heures au minimum. Pas de toilette, les fenêtres n’ouvrent pas… il fait assez chaud aujourd’hui… ça va être agréable! De plus, mon siège est cassé, il reste toujours en position couché… David, bon samaritain, me laisse sa place pour prendre la rangée tape cul de l’arrière complètement du bus.

Après près de trois heures de route, on arrête au Madrid! Nous sommes à mi-chemin, c’est le temps pour une pause pipi ou un casse-croûte si le cœur vous en dit. Pour ma part, pipi, on oublie ça, s’il le faut, je préfère aller dans un buisson, et manger… c’est pas obligatoire. On se laisse toutefois tenter par un stick aux patates pas assez cuites, avec beaucoup trop d’épices! Désolé, je retire mes mots, nous n’étions pas au Madrid, puisque celui-ci, c’est du 5 étoiles à côté de ce que je viens de vivre! Toutes mes excuses au Madrid!

On reprend la route, cette fois avec plus de passagers à bord. Toutes les places sont pleines! Le chauffeur sait bien rentabiliser sa route. Il compte les places libres, et à la halte, trouve le nombre de passagers qu’il faut pour combler ces places, 50 yuans par personnes, et hop, dans ses poches direct! Ni vu, ni connu, il vient de se faire une belle passe d’argent! On quitte la halte, il reste encore deux places disponibles… Tiens, 100 yuans sur le bord de la route (deux piétons), on s’arrête… Et voilà, la construction commence… Encore quatre heures de route en tape cul chinois!

Finalement arrivé à Dali! Nous sommes maintenant des pros du transport en commun, et pour 1 yuan, on fait ben du chemin! Trouve le bus #8, fait quelques signes et montre la carte de l’endroit où nous désirons nous rendre. Rapidement, le bus devient plus que plein et nous ne savons toujours pas quand débarquer. Heureusement, quatre jeunes, début vingtaine, nous aide à nous situer. Au bout de cette ligne, on débarque. De toutes façons, le bus va pas plus loin et le chauffeur nous fait bien signe de sortir! Quelques mètres à faire (centaines de mètres) pour se rendre à notre nouvelle adresse. Facilement, on trouve l’auberge qui est tout à fait charmante! Tout comme la température et la brise fraîche qu’on a dans notre chambre! Et un lit KING! C’est décidé, on reste ici quelques jours!

Jour 1 à Dali : Tournée au Wal-Mart… pour y acheter du ‘’supply’’!!! Nous sommes toujours à la recherche de crème hydrocortisone, de tampons, de Thums et de pansements larges. De ces quatre choses, nous ne trouvons que les pansements, mais on en profite pour refaire les stocks de pâte à cheveux et de Dove inodore. Semblerait qu’on aurait peut-être du prévoir à Shanghai toutes ces choses! Puisque notre prochaine destination est le Laos, je voulais profiter du WM pour trouver pantalon et chandail à manches longues à bas prix. Cependant, les chinoises ne sont pas le même ‘’size’’ que nous… On oublie ça, de toute façon, avec le stock qu’il y avait là, j’aurais passé le reste de mon voyage en pyjama!!!

Jour 2 : Marche dans la Dali Old Town. Dali est une petite ville fortifiée très ancienne, où se côtoient plusieurs ethnies différentes. Les han, les bai, les hui, sont tous mélangés dans ces rues remplies de touristes. À Dali, le Old Town est l’attraction principale. Des boutiques, des restos, des bars sont au rendez-vous. À l’ouest de ces fortifications, les montagnes avec leurs sommets dans les nuages. On dirait des bouts de ouate qui se sont accrochés au passage.

On fait le tour de la ville, monte sur les remparts, visite un temple au sommet de la porte du Sud pour 2 yuans chacun. Retour à l’AJ, c’est drôle, j’ai le sentiment d’être en vacances! On aime la place, c’est tranquille malgré que l’endroit soit complet.

Jour 3 : Aujourd’hui, l’appel de la montagne! Nous irons faire la randonnée de 13km du Cloudy Tourist Road. C’est une randonnée d’environ cinq heures dans les montagnes et les nuages. Le premier bout (quelques km non comptés) se fait en télécabine. La vue du lac et des montagnes est magnifique et nous en profitons vraiment. Nous croisons nos premiers nuages, humides et froids! En cette belle journée chaude, on a choisi la bonne activité!

Nous arrivons au point de départ de l’excursion. Assis non loin du début du sentier, nous croisons un jeune couple chinois qui nous demande si nous partons pour ‘’la totale’’! Bien sûr! Il nous souhaite bonne chance… Et c’est parti, on monte! Des marches, encore des marches, plus de marches… si c’est comme ça tout le long, c’est vrai que nous aurons besoin de chance! AU loin, on aperçoit la piste qui semble être plus convenable! Et de fait! C’est un beau chemin pavé de pierres qui nous accueil au deux tiers de cette montagne. C’est à ce point que l’on débute les 12.8 km à marcher. Sur un panneau, on nous indique ceci : Don’t push yourself! Si vous vous sentez affaibli, étourdi, manquez d’oxygène, ne le faites pas! Assurez-vous d’avoir beaucoup d’eau, etc., etc.… On y va, le sac est plein d’eau, on se porte bien et ça ne semble pas si difficile!

C’est une très belle randonnée, tout au long on croise des gens qui marchent à sens inverse, des femmes en talons hauts, ou en sandales, pas d’eau. Et nous qui marchons d’un pas assez rapide, puisqu’il est déjà le début de l’après-midi et que nous avons quelques km à faire! À certains endroits, on passe carrément dans les nuages, qui nous mouillent et nous gèlent! Encore la vue est magnifique avec toutes ces rivières d’eau translucide, des chutes, à notre gauche, le mur de pierres, à notre droite, le ravin très escarpé! Les trois attractions à visiter sur notre chemin sont fermées malheureusement, et nulle part sur ces 12.8km, il n’y a de toilettes! (il y a des toilettes au km 10, mais autant dire qu’il n’y en avait pas…) À noter qu’au septième km environ, on accélère le pas, c’est du pareil au même, c’est au moins la quatrième montagne qu’on traverse et on a tellement envi de pipi!!!!!!!!!

Après près de quatre heures de marche, nous sommes bien heureux de retrouvé le télésiège qui nous mènera à la base de la montagne, pour ensuite marché les deux derniers km pour se rendre à notre AJ.

Ce soir, pour nous récompenser de cette belle journée, Spaghetti Sauce à la Viande!!!

Jour 4 : location de ‘’e-bikes’’! Ou de Bixie, c’est selon vos croyances! Nous allons explorer la rive ouest du lac et voir des villages moins touristiques! Il fait un soleil de plomb, fait provision d’eau et partons à l’aventure. La conduite automobile est très différente en Chine, en fait, on croirait qu’il n’y a pas de règles… Ils respectent à peine les feux de circulations, ont toujours la main sur le klaxon, et c’est le plus fort qui l’emporte. Je n’ai pas osé demander, mais ont-ils des cours de conduites? Connaissent-ils le code de la route? Ma conclusion est : non.

Prudente comme douze sur mon vélo électrique, nous prenons la route. Difficile à manœuvrer, lourd et pas très stable, avec le siège qui bouge, on descend la ‘’maine’’ du village! Arrivons sur le ‘’High-way’’, et on roule jusqu’au prochain village. Petit détour par le port pour y voir de plus près cette mer intérieur qui semble si magnifique au dire des locaux! Mais défense d’y aller, sans justification, un chinois nous oblige à rebrousser chemin. David lui répond d’un doigt d’honneur, signe international, que notre ami a du comprendre! Rassurez-vous, ce n’est pas dans ses habitudes d’être ‘’méchant’’, mais là, c’était une situation ridicule!

Au village suivant, on se retrouve sur une plage où des pêcheurs plongent avec leurs filets. Comme il fait très chaud, quelques personnes y sont venues pour se baigner. Cinq hommes arrivent et nous proposent de se baigner avec eux… non merci, je ne te ferai pas ce plaisir, Mr!!! Reprenons la route sur nos e-motocross… on fait un peu de hors piste… encore jusqu’au prochain village. Ici ils fabriquent les dessus des souliers! (Au village précédent, ils faisaient l’assemblage dessus et semelles.) Du pareil au même, on se retrouve sur le quai d’un habitant, l’eau est vraiment pas propre, on voit toutes sortes de choses qui flottent, je vous passe les détails… Nous réalisons finalement qu’il nous manquait une chose : la crème solaire! Et là, ça chauffe! Avec le vent et le beau temps, on n’a pas réalisé à quel point on est brûlé! Vite, on reprend la route pour la maison! Mais la nouvelle route empruntée est en construction, on se promène dans le sable, dans la roche, à travers les pelles mécaniques et les camions à ben, du gros plaisir…on mange de la poussière en masse! On s’en sort finalement, et hop, on roule le gaz au fond jusqu’à la maison!

Jour 5 : Je n’ai toujours pas trouvé de pantalons et de chandails longs pour le Laos… Nous décidons de faire la tournée des boutiques du Old Town pour tenter de trouvé. Et OUI! Je trouve un pantalon à ma taille, une casquette, essaie une robe… Je cassais les oreilles de David avec l’idée de m’acheter une robe depuis quelques jours déjà. Maintenant que j’en ai essayé une, avec tout mon linge en dessous, avec une vendeuse qui sait seulement dire en anglais ‘’very beautiful’’, je change d’avis! C’est pas fait pour celles qui ont des seins et des hanches! Je me contenterai de mes pantalons!

Dernière journée à Dali, nous préparons notre départ pour la ville de Jinghong, au sud de la Chine. Billets d’avion, hébergement, tout prend forme. Départ demain pour l’aéroport, ce soir, billard avec le proprio bien sympathique, mais un peu décalé sur la boisson!

De cet aéroport vide, on se croirait à Mirabel, on attend le vol pour Jinghong, sur Lucky Air! Un vol d’environ cinquante minutes, à moitié plein, et on atterri après même pas avoir eu le temps de fermer l’œil! Et tout comme à Cayo Coco, on descend sur la piste! On est de retour dans les années 80! Notre maison pour les prochains jours sera le Many Trees Guesthouse. Pas le grand luxe, mais il y a l’air climatisé! Dans cette ville, il n’y a pas grand chose à faire. Notre séjour se résume en bouffe au resto, marche sur le bord du Mékong, sur la rue des bars chinois et début du traitement à la Malarone… La Malaria est présente sur à peu près tout le territoire du Laos, et où nous sommes, dans le sud du Yunnan. Pas de chance à prendre, une ‘’pelule’’ par jour éloigne le doc pour toujours! … c’est ce qu’on se dit!

Au lendemain, puisqu’il fait chaud et qu’on veut trouver un moyen de se refroidir un peu, on prend un tuk-tuk (moto avec sièges pour passagers) pour se rendre à un hôtel 5 étoiles, où pour 40 yuans, nous profiterons de la piscine avec 5 ou 6 autres chinois. Franchement, on aurait bien pris cette piscine plus tôt dans notre périple!

Ce matin, nous partons pour le Laos, dans un minibus sans air climatisée, pour une route qui prendra environ 5 heures. C’est aujourd’hui la fin de la Chine, on quitte avec le sourire, avec plein de souvenirs, et une expérience chinoise exceptionnelle. Maintenant, une nouvelle expérience nous attend, celle d’un pays du tiers monde, avec moins de moyens et de gens, plus de rustique et une culture différente de celle que l’on a connu jusqu’à maintenant.

À ce jour, je peux affirmer que je suis heureuse d’avoir fait ce choix de vivre cette aventure. Tout ce passe bien avec mon compagnon de voyage, toutes ces découvertes sont fortes agréables.

L’Aventure continue…